samedi 13 septembre 2014

Dimanche 13 septembre 1914: Les derniers espoirs alliés



- Le 13 septembre est une journée de combats généralisés, intenses et localisés dans tous les secteurs de la région du Chemin des Dames. Les troupes françaises et britanniques poursuivent leurs efforts pour avancer vers le nord, tandis que les Allemands s’accrochent sur toutes les hauteurs au nord de l’Aisne et de Reims, bien décidés à ne plus céder de terrain. Des « détonations ininterrompues et formidables jettent la terreur dans le pays. » (Alexis Desaint)
- La météo est difficile pour les combattants, de nuit comme de jour : pluie et vent sont forts et très gênants.

- L’avancée française la plus spectaculaire est l’œuvre du corps de cavalerie du général Conneau, qui s’installe à Sissonne et envoie même des patrouilles dans les villages au-delà.
- Sur les pentes sud du Chemin des Dames, Britanniques (à gauche) et Français (à droite) avancent très lentement, pas toujours bien coordonnés, mal appuyés par l’artillerie, à l’inverse d’Allemands largement supérieurs dans ce domaine, que ce soit en quantité de canons ou en pertinence d’utilisation. A 13 heures, les soldats français sont à Craonne, accueillis par des cris de joie des habitants ; mais ceux-ci doivent vite se réfugier dans les caves lorsque les premiers obus allemands arrivent depuis le plateau et le cimetière …
- Autour de Soissons, les unités françaises passées en rive nord au petit matin (45e DI) ne peuvent pas progresser et subissent de grosses pertes.
- C’est plus enthousiasmant à l’est pour les Alliés : Reims est libéré par les troupes françaises, qui font plus de 1 500 prisonniers parmi les troupes saxonnes ; dans l’après-midi, le général Franchet d’Esperey (Ve Armée) entre dans la ville des sacres, qui reste cependant sous la menace des pièces d’artillerie allemandes situées sur les hauteurs au nord de la vile (notamment celles du fort de Brimont).

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