dimanche 21 septembre 2014

Fin de la semaine du 15 au 20 septembre: La première "bataille de l'Aisne"



- Pendant plusieurs jours, les Alliés cherchent à enfoncer les lignes défensives ennemies. Sans succès. Dans le même temps, loin de rester seulement sur la défensive, les Allemands prennent des initiatives pour reprendre du terrain et – au moins – améliorer leur situation.
- Cependant, les états-majors des deux camps entreprennent en même temps des manœuvres de débordements à l’ouest, chacun cherchant à prendre de vitesse l’autre (« course à la mer »). Rapidement donc, des unités sont prélevées du front de l’Aisne pour être acheminées vers l’Oise, la Somme puis le Pas-de-Calais.

- Les villages en première ligne sont évacués de force, avec parfois des exactions contre les civils. A Craonne, le 16 septembre, « vers midi, le combat parut s’apaiser à la grande inquiétude des civils, puis vers 1 heure les Allemands firent irruption, criant : ne tirez pas, vous êtes prisonniers. Ils exigèrent la visite des caves sous la conduite de la propriétaire, puis brisèrent les armes des blessés et arrêtèrent tous les hommes valides, sauf deux civils gardés pour le service de l’ambulance sans doute. Il en fut de même dans toutes les maisons du village. Puis, tous ces hommes furent entraînés sur la route de Chevreux, mis en ligne devant un bois, genou en terre, pour leur faire croire qu’ils allaient être fusillés. Le curé-doyen qui était parmi eux donna l’absolution. C’est alors qu’un notable du village, Monsieur de Hédouville, demandant à parler à l’officier, s’offrant en holocauste avec son fils, mais réclamant la liberté de ses concitoyens et s’engageant à payer une rançon de 45 000 francs. » Personne n’est finalement fusillé, mais les hommes sont évacués en direction de Laon, maltraités selon Mme de Renty.

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