Bataille de La Malmaison

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Rythme quotidien pendant la bataille de La Malmaison.

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dimanche 16 novembre 2014

Semaine du 16 au 22 novembre 1914: La parole est à l'artillerie ...



- Les combats des semaines précédentes et le climat gèlent le front – au sens propre et au sens figuré : « Le temps est devenu froid, on a enregistré au thermomètre -2° à 6 heures [le 18]. Les travaux de terrassement son rendus pénibles. » (JMO Ve Armée)
- Les fantassins sont donc condamnés à subir l’arrivée du premier hiver de la guerre dans leurs tranchées, que l’on aménagent davantage : grande période d’activité du Génie, qui construit abris, routes, ponts, voies ferrées, etc. en prévision d’une guerre longue et du ravitaillement qu’elle suppose.
- C’est aussi l’artillerie qui prend le premier plan. Tous les jours on se défie, cherchant à causer le plus de dégâts au moindre coût humain, pour soi-même en tout cas. Dans la nuit du 15 au 16, c’est Vieil-Arcy et le 84e RI qui sont touchés, avec effondrement de plusieurs maisons et dizaines de victimes parmi les soldats.


samedi 8 novembre 2014

Semaine 15 - Du 9 au 15 novembre 1914: Morosité française



- Le 10 novembre 1914 est le 100e jour de la guerre.

- Le brouillard matinal quasi quotidien rend très difficile l’utilisation de l’artillerie et complique encore davantage la liaison de celle-ci avec l’infanterie. La vie et les déplacements des soldats ainsi que du matériel se ressentent aussi du mauvais temps.
- Mis à part dans le secteur Chavonne-Soupir, le front est « calme » et se résume à des duels d’artillerie, parfois avec des objectifs lointains mais précis lorsque l’on dispose de canons à longue portée (par exemple le 12 novembre le bombardement de Merlet, sur la Suippe, où se trouve un cantonnement allemand, par les batteries françaises des hauteurs de Cormicy).

- Toute la semaine, comme la précédente, les troupes hétérogènes placées sous le commandement du général Deligny par son supérieur à la Ve Armée (Franchet d’Esperey) essaient de reprendre le terrain perdu le 2 novembre au nord de l’Aisne. Mais toutes les attaques sur Chavonne sont des échecs, que ce soit les 9 et 10 ou le 12. Par conséquent, l’état-major renonce le lendemain, pour ne pas gaspiller des troupes déjà épuisées et amoindries.
- Ce sont les derniers combats d’envergure dans la région du Chemin des Dames pour cette année 1914 …

- Le dimanche 15, il gèle un peu et quelques flocons passent dans la journée ; civils et soldats se dirigent vers leur premier hiver de guerre.

dimanche 2 novembre 2014

Du 2 au 8 novembre: Offensive allemande (Acte II)



- Le jour de la Toussaint en 1914, comme cent ans plus tard, « il fait une journée superbe » (Marquiset); mais comme les jours précédents, « le canon tonne » car les Allemands sont toujours en phase offensive sur l’Aisne entre Vailly et Braye-en-Laonnois face à la 69e Division de réserve (VIe Armée)

- Le lundi 2, ils attaquent au sol et progressent, comme quelques jours plus tôt, cette fois s’emparant des fermes de la Cour-Soupir et du Metz. Cette dernière est finalement reprise dans la soirée, mais les Français sont contraints à passer au sud de la rivière à partir de Chavonne.

- Face au risque d’une attaque massive, l’état-major français confie à la Ve Armée la défense du front jusqu’à la Vesle, laissant à la VIe le soin de se renforcer au-delà, ce qui se concrétise à partir du 3.

- Le général Deligny est chargé d’une contre-offensive pour reprendre le terrain perdu dans les jours précédents. Cependant, le retard oblige à retarder le projet : l’action ne commence que le vendredi 6 novembre. Malgré quelques succès, cette contre-offensive n’apporte pas les succès escomptés.



- Ailleurs sur le front du secteur du Chemin des Dames, comme les semaines précédentes, la situation reste « calme ».