Passage à un rythme quotidien

A compter du 16 mars, j'essaierai de publier un billet par jour pour tenir compte de l'intensité des événements au Chemin des Dames, entre retrait allemand et offensive Nivelle ...

mardi 3 novembre 2015

Semaine du 1er au 7 novembre 1915 - Deuxième Toussaint de guerre



- Semaine automnale, très brumeuse et parfois pluvieuse.
- C’est le début du 15e mois d’occupation pour tout le nord de l’Aisne. A Chaillevois, les 1er et 2 novembre, « Fête de la Toussaint et fête des Morts – Célébrées plus solennellement cette année mais en présence des Allemands qui y assistent en grand nombre et bonne tenue » (Alexis Desaint). Au sein des armées aussi on célèbre ces fêtes, les soldats décorant notamment les tombes de leurs camarades tombés dans les divers cimetières. Prosper-Alexis Godin, curé de Merfy, décrit ces journées : « La fête de la Toussaint arrive, célébrée par de nombreuses communions le matin. A la grand’messe de 10h30, à cause de la nomination de l’abbé Leguyader comme aumônier du 78e, sont là en tête dans le sanctuaire : le général Guérin, le colonel, le commandant, les capitaines, les lieutenants, etc…, l’église est plus que remplie. Au Salut du soir, même assistance. Quelle consolation au milieu des épreuves, de voir tous ces hommes venir prier pour leurs morts. Le lendemain aux trois messes, nombreuse assistance, procession au cimetière. »

- L’activité militaire des deux camps est très limitée, avec de nombreuses réorganisations parmi les troupes. Cependant, les échauffourées se poursuivent entre les tranchées de première ligne sur le plateau du Chemin des Dames, au niveau de Paissy ou Cerny.
- L’artillerie allemande est un peu plus active le 6  entre Soissons et Vailly-sur-Aisne.
- Le 5 novembre, « 2 prisonniers russes, faisant partie d’un détachement de 1 500 hommes employés, par les Allemands, à des travaux de construction de voie ferrée en arrière de leur front, réussissent à traverser les lignes ennemies et se présentent devant nos tranchées du sous-secteur de la Miette. Ne sachant pas à qui ils ont affaire, nos guetteurs tirent : l’un des Russes est blessé légèrement à la main. On s’aperçoit alors de l’erreur commise, et les deux hommes sont recueillis par les soldats du 12e [RI]. » (JMO 123e DI)


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