mardi 4 avril 2017

4 avril 1917 - Les Allemands s'emparent des plans de l'offensive



- « Temps très mauvais. Pluie presque continue. » (JMO Ve Armée)

- C’est en cette journée du 4 avril 1917 qu’un événement majeur se produit : les Allemands s’emparent des plans de l’offensive Nivelle. Même si rien n’était vraiment secret tant les préparatifs étaient visibles et perceptibles depuis des semaines, c’est un point très négatif pour l’armée française à quelques jours du déclenchement de l’attaque. « Violente préparation à partir de 16h sur toute notre première ligne, de Sapigneul au Godat. Attaquant ensuite en force, ils pénètrent jusqu’au canal, nous enlèvent Sapigneul, La Neuville et les tranchées adjacentes. Nous conservons toutefois le saillant du Godat. Au cours de la nuit, nos contre-attaques nous rendent La Neuville et tout le terrain au Sud ; elles reprennent Sapigneul, sans pouvoir déboucher du canal. »
- Le coup de main vu par Constant Vincent (60e RI) : « Le 4 au matin le temps était brumeux. Vers deux heures de l'après-midi les boches déclenchèrent un bombardement sur la première ligne, laquelle était devenue intenable. Mais il a fallu y rester puisqu'on ne pouvait aller ailleurs. A quatre heures attaque par les boches, qui dans l'espace de 10 minutes nous firent la moitié de la compagnie prisonnière. Il y eut 6 ou 7 morts, parmi eux le sergent Eyraud Baptistin et le soldat Gaudron. Je les ai beaucoup regrettés car c'étaient de bons camarades. Comme prisonniers se trouvaient le sous-lieutenant Minaud, l'aspirant Gaide, les sergents Nicolot, Caeyla et Villard qui furent regrettés par la compagnie ainsi que leurs hommes dont je ne puis citer tous les noms. Ce fut une bien triste journée, surtout la nuit qu'il nous a fallu passer dans et sous l'eau. Le bombardement fut continu et où nous étions nous sommes restés sans nouvelle de personne jusqu'à 3 heures du matin. » (source : site de Vincent Juillet - http://vincent.juillet.free.fr/cahier-constant-vincent-1917-1918.htm#16)
- Les pertes sont nombreuses côté français (800 hommes environ) ; parmi les disparus, un sergent-major du 3e régiment de Zouaves avait dans sa sacoche les plans de l’offensive …

- Plus à l’est en revanche, sur le nouveau front, la situation est plutôt calme. Cependant, Soissons reçoit à nouveau des obus de gros calibre.

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